Un compacteur DIB en grande distribution fait gagner de la place et des rotations. Il a aussi un défaut majeur : il rend invisible tout ce qui n’aurait jamais dû finir dans le DIB. Faut-il pour autant le supprimer ? Non. Il faut changer l’endroit où l’on compacte.
Le problème n’est pas de compacter. C’est de compacter en aval, une fois que tout est mélangé.
Ce que le compacteur DIB fait disparaître
Un compacteur DIB ne fait pas seulement disparaître les déchets. Il fait aussi disparaître les erreurs de tri.
Une fois dans la trémie, un carton, un film plastique ou une barquette de biodéchets deviennent du DIB. Plus personne ne les voit. Et ce qu’on ne voit pas, on ne le pilote pas.
En magasin, le réflexe est compréhensible. Les équipes de réserve sont sous pression. Le compacteur est le chemin le plus court. Il accepte tout, sans question.
Le DIB n'est pas un flux, c'est un solde
Le DIB, ou déchet d’activité économique non dangereux en mélange, n’est pas une matière. C’est ce qui reste quand tout le reste a été trié.
Dans un supermarché, ce reste devrait être faible. L’essentiel des déchets a une filière :
- les cartons d’emballage ;
- les films plastiques d’emballage des palettes ;
- le polystyrène de calage et les caisses en polystyrène (marée, produits frais) ;
- les biodéchets (fruits et légumes, produits périmés), dont le tri à la source est obligatoire depuis le 1er janvier 2024 ;
- le bois des palettes et des cagettes.
Quand le DIB pèse lourd, ce n’est pas le signe d’une activité intense. C’est le signe d’un tri qui ne se fait pas.
Le mélange coûte deux fois
Un carton jeté dans le compacteur DIB coûte à deux niveaux.
- Il est facturé au tarif du DIB, y compris la TGAP. Celle-ci atteint 69 € par tonne enfouie en 2026 et passera à 73 € en 2027.
- Il ne rapporte plus rien. Trié, ce même carton aurait pu être repris, voire valorisé selon les cours.
Le compacteur DIB optimise donc le transport d’un flux qui ne devrait pas exister à ce volume. Il réduit le coût d’un problème au lieu de le supprimer.
L’arrivée de la REP emballages professionnels au 1er janvier 2027 renforce cette logique : les emballages triés ont une filière, les emballages mélangés n’en ont pas. Voir notre calendrier réglementaire déchets.
Revenir à la benne 30 m³ n'est pas la réponse
Face à ce constat, une solution est parfois avancée : supprimer le compacteur et revenir à des bennes ouvertes de 20 ou 30 m³, ou à des bacs. L’idée : rendre le contenu visible pour mieux le contrôler.
Le diagnostic est bon. Le remède a un coût :
- plus de rotations : une benne non compactée se remplit vite, et chaque enlèvement est facturé ;
- plus de camions sur la route, donc plus de CO₂ (voir le camion de trop dans votre bilan) ;
- plus de surface immobilisée en zone de réception, souvent déjà saturée (combien coûte cette surface) ;
- plus de nuisances : envols, odeurs, pluie dans les bennes ouvertes.
On échange un défaut de visibilité contre un défaut d’efficacité. Aucun des deux n’est acceptable.
Compacter à la source et par flux
La vraie réponse consiste à déplacer le compactage : non plus en bout de chaîne sur un mélange, mais au moment où le déchet est créé, flux par flux.
- Carton et films plastiques : CLEAN KOMPACT compacte chaque flux séparément, en réserve, là où les palettes sont défilmées. Il accepte aussi big bags et cagettes.
- Emballages et DIB résiduel : CLEAN TASS tasse ce qui reste réellement en mélange.
- Biodéchets : CLEAN DIGEST traite les invendus alimentaires sur place.
Cette organisation force le geste de tri. L’opérateur a une machine dédiée à chaque flux, à portée de main. Mettre le carton dans le bon compacteur devient plus simple que de le jeter en mélange.
Résultat : le DIB résiduel diminue. Parfois jusqu’à ce qu’un simple bac suffise.
Le test : caractériser sa benne DIB sur une journée
Avant de renouveler un contrat de compacteur DIB, un test simple répond à la question : que contient réellement votre DIB ?
- Isoler une journée de DIB, en bac ou benne non compactée.
- Trier le contenu par famille : carton, films, biodéchets, bois, reste.
- Peser ou estimer le volume de chaque famille.
- Calculer la part valorisable : tout ce qui n’est pas du « reste ».
Ce chiffre dit tout. Il indique combien vous payez chaque année pour enfouir des matières qui avaient une filière. Pour ancrer le geste dans la durée, lisez aussi pourquoi la formation au tri ne suffit pas.
Compacteur DIB en grande distribution : le cas du Maine-et-Loire
Supermarchés de l’agglomération d’Angers, hypermarchés du Choletais, magasins de proximité du Saumurois : tous partagent la même contrainte de réserve étroite et de réceptions quotidiennes.
IDS Environnement Maine-et-Loire accompagne les magasins du département pour remplacer le compactage en mélange par un compactage à la source. Nous commençons toujours par mesurer.
Avant de renouveler votre compacteur DIB, ouvrez votre benne. Demandez un audit déchets gratuit en magasin : caractérisation de votre DIB et pistes d’économies chiffrées. Rappel sous 24 h.
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Vous voulez faire du tri un vrai levier de performance et inscrire votre entreprise dans l'économie circulaire, à Angers, Saumur ou Cholet ? Faisons le point sur vos flux et votre potentiel de valorisation.
Florent Valtier
Responsable IDS Environnement
Maine-et-Loire : Angers · Saumur · Cholet
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